Ce point qui empêche la loi sur les thérapies de conversion de faire l'unanimité

Huffpost FR - 29/09
Plusieurs associations estiment que les médecins refusant d'accompagner les mineurs trans dans une transition pourraient être condamnés pour thérapie de conversion.
Alexi Rosenfeld via Getty ImagesIllustration de rainbow flag et du drapeau trans à New York le 26 juin 2020.

ASSEMBLÉE - C’est un texte dont on aurait pu penser qu’il ferait l’unanimité. La proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion - des pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne - a été adoptée en commission ce mercredi 29 septembre.

Mais avant même le début des discussions, un point du texte a fait bondir plusieurs parlementaires et associations. Dans un mail envoyé à des députés le 21 septembre, l’Observatoire de la petite sirène -composé de psychiatres, psychologues, médecins ou juristes et qui a l’oreille d’une partie du camp conservateur- alerte sur “le danger d’inclure l’identité de genre dans cette proposition”.

Pourquoi? Les “attitudes de prudence” de certains professionnels vis-à-vis des enfants trans, qui leur conseilleraient a minima de reporter leur transition de genre à l’âge adulte, pourraient être interprétées comme “visant à réprimer l’identité de genre vraie ou supposée d’une personne”, ce que condamne justement la proposition de loi. Des craintes partagées par Noues femmes–WHRC France, un collectif de Terfs, c’est-à-dire des femmes qui considèrent que les femmes trans...
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