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Faute de détenus, les prisons s'inventent une nouvelle vie aux Pays-Bas
Augustin Lassaussois - Slate FR -
12/06
Dans le pays, les prisons ferment les unes après les autres. Les bâtiments, eux, restent et bénéficient d'une seconde vie.
À Haarlem (Pays-Bas)
Le Dôme surplombe la ville d'Haarlem, en banlieue ouest d'Amsterdam. Le toit métallique de cette ancienne prison se fond dans un ciel couleur gris cendre. Un pourtour de briques ocre enrobe le bâtiment, dont les fenêtres sont toujours couvertes par des grilles. Ouverte de 1901 à 2016, la prison d'Haarlem a été réhabilitée en 2022 en un complexe de 1.000 mètres carrés, baptisé «le Dôme» (De Koepel en néerlandais), mêlant des bureaux, une université, un cinéma ou encore un café. Une tendance loin d'être nouvelle dans le pays.
Depuis plusieurs années, les prisons néerlandaises se vident, faute de détenus. Alors qu'ils étaient 20.000 en 2004, ils ne sont plus que 9.415 aujourd'hui. Le phénomène s'explique par plusieurs raisons. Tout d'abord, aux Pays-Bas, les peines de prison sont plus courtes: en moyenne 5,1 mois de détention, contre 11,1 en France. Comme les prisonniers restent moins longtemps, les va-et-vient sont fréquents.
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