Arthur Larsen, itinéraire d'un fantasque finaliste de Roland-Garros

Théo Gripon Auer - Slate FR - 09/06
Gaucher talentueux, esprit rebelle, plein de lubies, excentrique sur et en dehors du terrain, ce joueur de tennis américain était revenu brisé mentalement par sa participation au Débarquement en 1944.

Né en 1925 en Californie au sein d'une famille d'origine danoise, Arthur «Art» Larsen baigne dans l'univers du sport dès son plus jeune âge. Fils d'un boxeur et petit-fils d'un joueur de baseball, il s'oriente vers le tennis à l'âge de 11 ans et gagne rapidement ses premiers tournois dans les catégories juniors. Une jeunesse pleine de belles promesses qui, aussitôt, volent en éclat lorsque Pearl Harbor croule sous les bombes japonaises, le 7 décembre 1941, signant ainsi l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.

Le traumatisme douloureux du D-Day

Engagé au sein de l'armée américaine, le jeune Arthur Larsen voit de ses propres yeux l'horreur du conflit planétaire, il y a huit décennies. Ses victoires et les trophées qu'il avait glanés en jouant au tennis ne sont alors plus qu'un lointain souvenir. Il n'a d'ailleurs pas le temps d'y penser en ce 6 juin 1944, date à laquelle lui et quelque 156.000 hommes avancent en direction des côtes normandes, prêts à débarquer et à y laisser leur vie pour récupérer les places stratégiques que détient l'Allemagne nazie.

Tandis qu'une partie de son unité périt sous les tirs des mitrailleuses, Arthur Larsen, débarqu...
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