Verónica Abad approfondit la confrontation avec Daniel Noboa : « L'Assemblée doit se prononcer contre une dictature »

Infobae - 05/06
Au milieu de la rupture politique et de la résistance du président équatorien à confier le poste à Verónica Abad, la vice-présidente s'est entretenue avec Infobae
Concernant la rupture politique avec le président Daniel Noboa, la vice-présidente Verónica Abad a indiqué qu'en politique, on parle d'adversaires, mais pas d'ennemis.

Verónica Abad, vice-présidente de l'Équateur, partage sa journée entre les fonctions que lui a déléguées le président Daniel Noboa – celle d'ambassadeur en Israël –, la restructuration administrative de la vice-présidence – ce que l'exécutif a également ordonné – et la dénonciation de ce qu'elle a qualifié de guerre de droit, une persécution qui a commencé avec la rupture politique entre les deux et qui s'est maintenant matérialisée dans le refus du gouvernement de permettre à Abad de remplacer Noboa pendant qu'il mène la campagne électorale en vue d'être élu pour un mandat complet en 2025.

Dans une interview accordée à Infobae, Abad a révélé que c'est Noboa qui lui a proposé d'être son partenaire lors des élections générales extraordinaires de 2023. Le vice-président a assuré que les responsables gouvernementaux qui agissent comme porte-parole de Noboa ont l'intention d'installer des discours de haine contre lui et qu’ils agissent « en dehors de la loi ». En outre, il a appelé le Parlement à s'exprimer contre la dictature et le totalitarisme, c'est ainsi qu'il considère les mesures prises par le chef de l'État à son encontre.

Dans ce scénario, Abad a précisé qu’elle n’était pas une ennemie de Noboa et a expliqué qu’en politique, on parle d’« adversaires ». La vice-présidente a déclaré qu'elle craignait pour sa vie. S'il accède à la présidence, au nom de Noboa, il a assuré qu'il reverrait certaines décisions mais surtout les responsables, dont le cabinet ministériel.

Malgré les conflits actuels, Verónica Abad a assuré qu'elle était prête à dialoguer avec le président Daniel Noboa et s'est déclarée victime de la guerre judiciaire.

—Le Gouvernement a adressé une demande au Bureau du Procureur de l'État sur la possibilité de nommer ou non la Présidence, au moment où le Président décide de s'élire lui-même. La consultation a été menée sur la base du Code de la démocratie. Considérez-vous que cette action fait partie de la persécution que vous avez dénoncée ?

—La Constitution est sans aucun doute la norme suprême et celle qui doit prévaloir sur toute autre loi ou code existant dans le pays. En ce sens, l'article 11, paragraphe 9 de la Constitution établit que le devoir suprême de l'État, représent...
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