Critique de La Bête – Léa Seydoux hypnotise dans une romance de science-fiction follement ambitieuse

Wendy Ide - TheGuardian - 02/06
L'adaptation époustouflante d'Henry James de Bertrand Bonello se déroulant en 1910 à Paris, 2014 à Los Angeles et un 2044 contrôlé par l'IA jette un sort onirique
Ils auront toujours Paris… une Léa Seydoux et George MacKay « sphinx et impénétrables » dans La Bête. Photographie : Carole Bethuel
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Ils auront toujours Paris… une Léa Seydoux et George MacKay « sphinx et impénétrables » dans La Bête. Photographie : Carole Bethuel
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Critique de La Bête – Léa Seydoux hypnotise dans une romance de science-fiction follement ambitieuse

L'adaptation époustouflante d'Henry James de Bertrand Bonello se déroulant en 1910 à Paris, 2014 à Los Angeles et un 2044 contrôlé par l'IA jette un sort onirique

L’emprise étouffante de l’intelligence artificielle sur l’humanité est le point de départ de l’histoire extrêmement ambitieuse, s’étalant sur un siècle, en français et en anglais, de romance vouée à l’échec, de peurs subconscientes et de symbolisme basé sur le pigeon. C’est un thème – l’IA, c’est-à-dire pas les pigeons – qui a été largement exploité dans le cinéma ces derniers temps, ce qui n’est peut-être pas surprenant. Après tout, l’IA constitue l’une des menaces les plus importantes pour l’avenir de l’humanité. C’est la prémisse dystopique de la science-fiction qui – littéralement – ​​s’écrit toute seule, avec la moitié de la chance. Mais la bête éponyme de cette histoire n’est pas l’IA, et l’approche de Bonello sur le sujet est plutôt plus excentrique et originale. C’est certainement le plus ambitieux de ses films, parmi lesquels le biopic de mode Saint Laurent et La Maison de la Tolérance,...
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