L’emprise étouffante de l’intelligence artificielle sur l’humanité est le point de départ de l’histoire extrêmement ambitieuse, s’étalant sur un siècle, en français et en anglais, de romance vouée à l’échec, de peurs subconscientes et de symbolisme basé sur le pigeon. C’est un thème – l’IA, c’est-à-dire pas les pigeons – qui a été largement exploité dans le cinéma ces derniers temps, ce qui n’est peut-être pas surprenant. Après tout, l’IA constitue l’une des menaces les plus importantes pour l’avenir de l’humanité. C’est la prémisse dystopique de la science-fiction qui – littéralement – s’écrit toute seule, avec la moitié de la chance. Mais la bête éponyme de cette histoire n’est pas l’IA, et l’approche de Bonello sur le sujet est plutôt plus excentrique et originale. C’est certainement le plus ambitieux de ses films, parmi lesquels le biopic de mode Saint Laurent et La Maison de la Tolérance,...
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