Il existe peu de concepts aussi résonnants que la « voie romaine ». Les mots respirent le but, l’audace et la supériorité. L’étude épique de Catherine Fletcher aborde tous les aspects du sujet : de la construction des routes et de leur importance militaire à leur emprise sur notre imaginaire et celui des imitateurs impérialistes. « Ils offrent une leçon sur l’exercice du pouvoir à travers les siècles », écrit-elle.
On estime qu’il y avait au total environ 100 000 km de voies romaines. Fletcher parcourt 14 pays pour retracer les routes et les raisons de leur existence : Cicéron a suggéré qu'elles unissaient les États entre eux par « une alliance, une amitié, un pacte, un accord, un traité », mais ils constituaient aussi, bien sûr, des lignes d'approvisionnement militaire pour la répression. de rebelles.
La vitesse des communications anciennes est surprenante. Les messagers pouvaient parcourir 50 à 80 miles par jour, « ce qui signifiait que la plupart des villes italiennes recevaient des lettres de Rome dans les cinq jours ». Le temps de trajet de Rome à Londres n'était que de neuf jours (bien qu'en 1529, cela prenait deux semaines en raison des zones de conflit).
Fletcher est une narratrice très agréable car elle parsème sa pros...
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