Dans son délire paranoïaque, non seulement Hitler ne redoute pas le débarquement des Alliés, mais il le souhaite, convaincu qu’il est de le repousser avec pertes et fracas. Dans son esprit, nul doute : le Mur de l’Atlantique offre un barrage infranchissable. Son ministre de la Propagande, le Dr Goebbels, aime lui aussi pérorer sur le sujet : Une attaque ennemie, si puissante et si furieuse qu’elle soit, est vouée au fiasco. À Dieppe, ils ont tenu neuf heures ; et il n’y avait pas encore de Mur. S’ils tiennent neuf heures la prochaine fois, ce sera bien de leur part .
Comme il l’a expliqué aux plus hauts responsables de la Wehrmacht réunis au mois de mars à Berchtesgaden, Hitler est certain que l’échec de la tentative des Alliés peut provoquer un tournant décisif de la guerre. Touchés au moral, ils ne pourront me...
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