Pas de gadgets, pas de fouillis : l’Opéra de Zürich est un cycle du Ring à chérir

Martin Kettle - TheGuardian - 31/05
La mise en scène détaillée d'Andreas Homoki se concentre sur une narration claire et convaincante et, avec Gianandrea Noseda apportant énergie et franchise à la musique de Wagner, il s'agit d'un nouveau cycle frais et intelligent.
Ce sont les paroles et la musique qui comptent le plus… David Soar (Fasolt), Oleg Davydov (Fafner), Patricia Bardon (Fricka), Matthias Klink (Loge) et Omer Kobiljak (Froh) dans Das Rheingold à l'Opéra de Zurich. Photographie : Monika Rittershaus
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Ce sont les paroles et la musique qui comptent le plus… David Soar (Fasolt), Oleg Davydov (Fafner), Patricia Bardon (Fricka), Matthias Klink (Loge) et Omer Kobiljak (Froh) dans Das Rheingold à l'Opéra de Zurich. Photographie : Monika Rittershaus

Pas de gadgets, pas de fouillis : l’Opéra de Zürich est un cycle du Ring à chérir

La mise en scène détaillée d'Andreas Homoki se concentre sur une narration claire et convaincante et, avec Gianandrea Noseda apportant énergie et franchise à la musique de Wagner, il s'agit d'un nouveau cycle frais et intelligent.

Contrairement à de trop nombreux cycles du Ring, la nouvelle mise en scène de l’Opéra de Zürich restera dans les mémoires pour de nombreuses bonnes raisons, et non de mauvaises. Il s’agit d’un cycle frais et intelligent, plein d’intérêt et toujours musicalement distingué.

La principale réussite du Zürich Ring est la cohérence musicale et théâtrale. La production d’Andreas Homoki et les décors néoclassiques de Christian Schmidt offrent un cadre visuel unifié. Ils sont centrés sur un axe rotatif de pièces et de décors interconnectés. Homoki indique explicitement que son objectif est d’aller « dans l’autre direction » par rapport à ce qu’il appelle les « méta-niveaux d’interprétation » des autres productions du Ri...
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