C’était censé être une démonstration de force, une foule nombreuse de 83 000 partisans de l’ANC montrant à l’Afrique du Sud que malgré les innombrables problèmes du pays, le parti au pouvoir était toujours confiant dans sa victoire aux élections cruciales de mercredi.
Au lieu de cela, alors que les gens affluaient hors de la salle aux trois quarts pleine avant même le début du discours du président Cyril Ramaphosa, le rassemblement Siyanqoba (« Pour conquérir ») aura rendu les dirigeants de l'ANC plus nerveux que jamais à l'idée que le parti qui a libéré l'Afrique du Sud perde. sa majorité pour la première fois depuis que Nelson Mandela l'a mené à la victoire en 1994.
Si le vote de l’ANC tombe en dessous de 50 % et qu’il est contraint de former une coalition, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. La corruption endémique sous le prédécesseur de Ramaphosa, Jacob Zuma, a vidé l’État de sa substance. Environ quatre Sud-Africains sur dix sont au chômage, tandis que les services publics de base sont soit médiocres, soit inexistants.
Le pouvoir et la richesse appartiennent encore à une infime minorité, tandis que la pauvreté est extrême, faisant de l’Afrique du Sud la société la plus inégalitaire au monde. C’est aussi l’un des plus dangereux.
"Partout dans le pay...
[Courte citation de 8% de l'article original]