Classica, projets, salles et dilemmes

Le Devoir - 25/05
Les défis du Festival Classica apparaissent comme un laboratoire des mutations de la musique classique.

La saison festivalière classique débute avant la fin du mois de mai par, mardi, le lancement du Festival Classica par la Grande messe des morts de Gossec avec Arion et Mathieu Lussier. Traditionnellement ancré en Montérégie, Classica a choisi la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal pour cette ouverture. Le casse-tête du choix des salles, mais aussi celui de l’arrimage des projets, qui se dévoile en discutant avec le directeur artistique, Marc Boucher, dessine un intéressant cas d’école sur les incertitudes de cette période postpandémique.

Dans les entrevues avec Marc Boucher, il y a toujours quelques phrases imagées ou percutantes qui permettent de lancer une réflexion. « Le Requiem de Gossec ce n’est pas facile à vendre. Pour l’instant, le défi va être d’avoir plus de personnes dans la salle que sur la scène », résume le directeur artistique de Classica, qui a programmé ce concert avec Mathieu Lussier d’Arion, mardi, le jour du concert de clôture de la saison de l’Orchestre symphonique de Montréal.

Là-haut sur la montagne

Pas malin, nous direz-vous, mais c’est toute la prévente qui est morose ces temps-ci : « L’an derni...
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