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Cannes 2024 - Jour 8 : sublime Sorrentino, la révélation d'Anora, l'interview de Coralie Fargeat
Première -
22/05
Tous les jours, le point à chaud en direct du 77e festival de Cannes.
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Le film du jour : Parthenope (Compétition)
Retour de Sorrentino en compétition. Et retour de Sorrentino sur lui-même. Si on devait résumer Parthenope on pourrait dire qu’il s’agit d’un mix entre La Grande Bellezza et La Main de Dieu. Du premier, le cinéaste reprend l’idée d’une odyssée temporelle, un voyage dans les souvenirs de son héroïne, épars et désordonnés. Une farandole de personnages, proches du néant, qui s'effacent devant la beauté surréelle de cette femme. On croise un prêtre corrompu, un universitaire mélancolique, une actrice décatie, des mafieux napolitains… Sorrentino compose une succession de séquences disparates, fragmentées, qui forment un puzzle existentiel bouleversant et le portrait d’une femme aussi libre que belle.
De La Main de Dieu, il reprend la structure. Le récit s’ouvre sur un Eden napolitain (une famille bourgeoise dans l’Italie 50s) vite frappé par un drame qui va tout bouleverser. A partir de là, le film se transforme en mélodrame déchirant, quête métaphysique et esthétique sans fin. Mais Parthenope creuse surtout le sujet central de la filmo sorrentinienne. La beauté. Ce don "qui rend l'univers moins hideux et les instants moins lourds" (comme disait Baudelaire) et dont on ne sait jamais s’il provient du ciel ou des enfers. C’est le dilemme de l’héroïne qui va progressivement découvrir l... [Courte citation de 8% de l'article original]
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