La gymnaste Coline Devillard raconte « la peur du tampon qui dépasse du justau » aux JO

Pauline Brault - Huffpost FR - 21/05
La triple championne d’Europe, qui devrait être l’une des têtes d’affiche de l’équipe de France aux Jeux, regrette que ses règles douloureuses l’empêchent parfois de sauter.
GABRIEL BOUYS / AFP Coline Devillard participe au saut de cheval lors de la finale des Championnats d’Europe de gymnastique artistique, à Rimini, en Italie, le 5 mai 2024.
GABRIEL BOUYS / AFP
Coline Devillard participe au saut de cheval lors de la finale des Championnats d’Europe de gymnastique artistique, à Rimini, en Italie, le 5 mai 2024.

SPORT- « Mes règles sont carrément embêtantes ! » Triple championne d’Europe de gymnastique artistique (2017, 2023, 2024) et double médaillée de bronze aux Mondiaux (2022 et 2023), Coline Devillard est « plus que ravie » de participer aux Jeux olympiques de Paris 2024, qui débutent dans un peu plus de deux mois. Mais derrière son tempérament jovial et sa faculté à exceller, notamment en saut, la pensionnaire de l’Insep, 23 ans, a parfois des contrariétés. Notamment à cause de ses règles douloureuses.

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« Mes cycles menstruels sont pénibles pour ma pratique sportive. Je perds beaucoup de sang, j’ai mal au ventre et en bas du dos. Je me sens aussi très fatiguée pendant cette période », raconte au HuffPost celle qui devrait être l’une des têtes d’affiche de l’équipe de France aux JO, aux côtés notamment de Mélanie de Jesus dos Santos.

Celle qui travaille actuellement un Tsukahara avec double vrille pour espérer repartir médaillée de ces Jeux à domicile est ainsi totalement freinée dans ses entraînements lorsque ses règles se font trop douloureuses. « Ça m’énerve parce que ça m’empêche d’exploiter tout mon potentiel physique, se désole la jeune femme, avant de détailler : Je ne peux pas sauter, surtout les sauts en extension, j’ai l’impression que ça me tire les ovaires. »

« J’ai eu mes règles pendant 15 jours durant le championnat du monde »

Faute de pouvoir s’adonner à son agrès fétiche, le saut donc, durant ses menstruations, elle réalise à la place « des exercices de souplesse ou de proprioception. Je fais aussi un peu de barres et de poutre. Je travaille les mouvements de base qui ne me demandent pas beaucoup d’énergie », poursuit-elle, admettant qu’elle «...
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