Depuis le moment où j’ai découvert le concept de « cliché qui met fin à la pensée », je les vois partout où je regarde : dans les débats politiques télévisés, dans les affiches de motivation aux pochoirs volants, dans la sagesse hashtag qui obstrue mes flux de médias sociaux. Inventée en 1961 par le psychiatre Robert Jay Lifton, l'expression décrit une platitude accrocheuse visant à arrêter ou à contourner la pensée et le questionnement indépendants. J'ai entendu parler de cette tactique pour la première fois en recherchant un livre sur le langage des chefs de sectes, mais ces dictons imprègnent également nos conversations quotidiennes : des expressions telles que « C'est comme ça », « Les garçons seront des garçons », « Tout arrive pour une raison ». » et « N'y réfléchissez pas trop » sont des exemples familiers.
Des politiciens populistes aux influenceurs holistiques du bien-être, toute personne intéressée par le pouvoir est capable d’utiliser des clichés qui mettent fin à la pensée pour rejeter la dissidence de ses partisans ou rationaliser des arguments erronés. Dans son livre Réforme de la pensée et psychologie du totalisme, Lifton a écrit que ces panneaux d’arrêt sémantiques compressent « les problèmes humains les plus vastes et les plus complexes… en phrases brèves, très sélectives, à co...
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