La mort d'Ebrahim Raïssi déclenche des soupçons internes

Infobae - 20/05
Au milieu d’une guerre régionale, une lutte interne se prépare entre le clergé et l’armée.
Un tissu noir recouvre la chaise d'Ebrahim Raïssi lors d'un conseil des ministres iranien à Téhéran, ce 20 mai 2024, après avoir appris sa mort après le crash de son hélicoptère (Reuters)

Il y a trois ans, lorsqu’Ebrahim Raïssi a remporté la présidence lors d’élections truquées, certains Iraniens ont pensé qu’il s’agissait d’un tremplin vers des fonctions plus élevées. Ali Khamenei, le guide suprême âgé et malade, n’avait plus longtemps à vivre ; À sa mort, Raïssi aspirerait sûrement à le remplacer. Mais l’histoire a une certaine ironie. Au lieu de le catapulter au poste le plus élevé, remporter la présidence lui a coûté la vie.

Le 19 mai, il revient d'une visite en Azerbaïdjan voisin, où il a inauguré un barrage à la frontière. Les autorités ont perdu le contact avec leur hélicoptère dans une région montagneuse située à environ 86 km au nord-est de Tabriz. Au début, ils ont insisté sur le fait qu'il n'y avait aucune raison de s'alarmer : l'hélicoptère du président avait effectué un « atterrissage brutal », même si, de manière confuse, plusieurs agences de presse iraniennes ont rapporté qu'il avait continué son voyage vers Tabriz en voiture. Mais en quelques heures, cette information a été supprimée et la télévision d’État a commencé à diffuser des prières pour le président. Dans la matinée du 20 mai, les médias d'État ont confirmé que Raïssi était mor...
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