Cette affaire de mafia de 1938 présente des parallèles ahurissants avec le procès Trump Hush Money

Dennis Aftergut, Philip Allen Lacovara - Slate US - 15/05
Il y a là une grande ironie poétique.

Si vous vous demandez comment va se dérouler le procès secret de Donald Trump, cela vaut la peine de revenir sur une affaire de mafia de 1938. La décision dans l’affaire People c. Luciano – ironiquement également un procès impliquant une « entreprise familiale » – aidera les procureurs à relier Trump à tous les crimes dont il est accusé. Il en est ainsi même si le jury écarte les quelques parties du témoignage de Michael Cohen qui n’étaient pas corroborées, y compris ses conversations en tête-à-tête avec Trump le liant aux crimes.

Peut-être avez-vous entendu parler de Charles « Lucky » Luciano, l'accusé reconnu coupable dans l'affaire People c. Luciano. Il était autrefois le « chef très public » des Cinq Familles à l’âge d’or des gangsters américains. Sa condamnation pour avoir dirigé une entreprise de prostitution a été confirmée par le plus haut tribunal de New York dans une affaire qui s’applique fortement aux poursuites engagées contre Trump. (Le procureur de Luciano était d’ailleurs le jeune procureur du district de Manhattan, Thomas E. Dewey, futur gouverneur républicain de New York et candidat à la présidentielle contre FDR en 1944 et Harry Truman en 1948.)

Une grande partie de la défense de Trump au procès consiste à faire admettre aux témoins à charge que Trump lui-même n’a pas falsifié les livres comptables de son entreprise, parce que d’autres membres de son entreprise soudée ont fait les écritures physiques et rédigé les chèques qu’il a signés avec son célèbre Sharpie noir.

Sa tentative de se protéger des dernières étapes du projet permet à Trump et à ses avocats d’assurer à ses partisans crédules que le procureur n’a rien contre lui. Mais le jury apprendra bientôt que le droit pénal new-yorkais n'est pas naïf au point de permettre au meneur d'un stratagème criminel de s'en tirer indemne, simplement parce que ses sbires ont commis les actes.

En vertu d'une règle de longue date du droit pénal 101, les actes de tout co-conspirateur sont imputables à chaque membre du complot, s...
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