Andy Serkis parle de Star Wars, de singes et de performance capture

Première - 14/05
Rencontre avec le héros de La Planète des singes, qui s'apprête à retrouver Gollum.

Rencontre avec le héros de La Planète des singes, qui s'apprête à retrouver Gollum.

Gros coup de coeur de Première durant l'été 2017, La Planète des singes : suprématie reviendra ce soir sur Cstar. Un bon timing, puisque la nouvelle version de Wes Ball marche bien en salles, et que son acteur principal, Andy Serkis (alias César), vient d'être annoncé aux commandes d'un blockbuster sur Gollum !

Justement, Première avait pu lui poser quelques questions à l'occasion de la sortie de cet ultime opus d'une trilogie La Planète des singes très réussie. Flashback.

La Planète des singes - Suprématie, l'ultime combat [critique]

Interview du 31 juillet 2017 : Si on pensait qu'Andy Serkis était une espèce de chaman punk qui s'arrache une dent sans anesthésie chaque fois qu'il joue un mec blessé, on en a été pour nos frais. En vrai, Andy est charmant, modeste et généreux. Et il assume complètement son meilleur rôle : celui du prophète de la performance capture qui fait fusionner le jeu d'acteur et la technologie la plus pointue dans une dimension inouïe depuis une certaine trilogie de fantasy initiée en 2001.

En 2017, il est devenu un véritable corps de cinéma, peut-être bien l'un des seuls vrais corps de cinéma puisque ce corps initie et appelle la transformation : sans lui, sans son Gollum, il n'y aurait certainement pas eu de films audacieux comme Avatar, Les Aventures de Tintin, ou évidemment la renaissance de la franchise La Planète des Singes. Alors que la quête du singe Caesar -qui fait écho à celle de Serkis pour repousser les limites de la technologie- touche à sa fin dans le troisième film Suprématie, on a donc rencontré en chair et en os (enfin on l'espère) un pionnier.

En 1996, vous avez joué dans le clip de Neneh Cherry, « Woman ». On vous voyait en train de séduire puis frapper une femme invisible. C'est un peu prophétique, non ? Jamie Thraves, le réalisateur, m'avait vu jouer au théâtre dans une pièce appelée Mojo. Il voulait quelqu'un qui puisse faire apparaître quelque chose née de la pure imagination.

Et plus de vingt ans plus tard, vous voilà. Est-ce que votre statut actuel est dans la continuité de votre formation théâtrale ? En 1993, je jouais dans une pièce appelée Hush. Je jouais Dogboy, un jeune SDF avec des problèmes psychologiques. Dans la pièce il joue avec un chien imaginaire et il le tue. Puis il est possédé par l'esprit du chien. Après je me mettais à poil -en fait je passais toute la pièce nu sur scène- et Dogboy pénétrait dans une maison bourgeoise. La pièce étudiait les réactions des habitants face à Dogboy. Certains avaient peur, d'autres appelaient la police, d'autres essayaient de l'apprivoiser...Ce qui était intéressant, c'était les moments où Dogboy devait agir comme un chien mais sans bouger. Il fallait que je devienne un animal en permanence, pas seulement en aboyant ou en me déplaça...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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