Derrière l’exfiltration de Glucksmann, l’inexorable dégradation du climat à gauche

Jade Toussay - Huffpost FR - 02/05
À un petit mois des élections européennes, l’idée d’un « pacte de non-agression » à gauche a fait long feu. L’ambiance est si délétère qu’on peine à se souvenir de l’enthousiasme qui, il n’y a même pas deux ans, aboutissait à la création de la Nupes.
OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP Raphael Glucksmann, le 1er mai 2024 à Villeurbanne près de Lyon.
OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Raphael Glucksmann, le 1er mai 2024 à Villeurbanne près de Lyon.

POLITIQUE - Qu’il semble loin le temps où Marie Toussaint réclamait un « pacte de non-agression » à gauche pour les européennes. Censé être une journée festive et unitaire, ce 1er mai 2024 a surtout mis en lumière le climat d’extrême animosité qui règne entre les différents partis de feu la Nupes, des socialistes aux communistes en passant par la France Insoumise.

À Saint-Etienne ce mercredi, la tête de liste PS/Place Publique aux européennes Raphaël Glucksmann a été empêchée de défiler, ciblée par des jets d’œuf et de peinture. Immédiatement, il met en cause des sympathisants de la France insoumise, assurant avoir vu « des drapeaux » du mouvement. Par la suite, l’action sera revendiquée par au moins un militant insoumis - au micro de LCI - et par un groupe de jeunes communistes local.

Mais au-delà de l’action du 1er mai, la tête de liste du PS reproche plus largement au mouvement de gauche radicale et à son fondateur Jean-Luc Mélenchon d’avoir « brutalisé » le débat public.« Quand on utilise la violence verbale, cela se traduit toujours par de la violence physique », dira-t-il à un groupe de journaliste en marge d’une conférence de presse à Villeurbanne le même jour selon Le Figaro.

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