2 mai (Reuters) - À l'université de Columbia, les tensions entre l'administration et les étudiants protestant contre la guerre israélienne à Gaza ont atteint un point tel que des dizaines de policiers de la ville de New York ont marché sur le campus pour dégager un campement et arrêter les manifestants qui avaient réquisitionné une salle de classe.
C'était la deuxième fois en autant de semaines que l'administration faisait appel à la police pour contrôler les manifestations. Des étudiants ont été suspendus et menacés d'expulsion. La police est désormais stationnée 24 heures sur 24 sur le campus.
À près de trois mille kilomètres de là, à l’Université de Californie à Berkeley, la scène a été bien différente. Les manifestations étudiantes se sont jusqu’à présent déroulées sans arrestation ni perturbation des activités du campus.
Le contraste entre la manière dont les manifestations se sont déroulées dans les deux institutions prestigieuses - toutes deux dotées d'un long passé d'activisme étudiant - illustre l'éventail de facteurs en jeu dans la manière dont les administrations scolaires, les étudiants et la police gèrent ce qui peut rapidement se transformer en une véritable crise.
Au sud de Berkeley, à UCLA, qui fait partie du même système universitaire, la police s'est préparée mercredi soir à évacuer un camp pro-palestinien, un jour après qu'il ait été attaqué par des contre-manifestants pro-israéliens. Les autorités de l'école de Los Angeles ont déclaré le campement un rassemblement illégal.
Toujours à Los Angeles, la semaine dernière, des policiers en tenue anti-émeute ont envahi le campus privé de l'Université de Californie du Sud, arrêtant des dizaines de manifestants pro-palestiniens.
Des mesures de répression similaires ont eu lieu dans des universités à travers le pays, de l’État de l’Arizona à Virginia Tech et de l’État de l...
[Courte citation de 8% de l'article original]