Enquête : quand le doctorat met la santé mentale à rude épreuve

Julien Hernandez - Futura Sciences - 16/09
30 à 50 % des doctorants abandonnent leur projet de thèse. 12 à 24 % souffrent de dépression contre 5 à 7 % de prévalence en population générale. Comment expliquer cet état de fait ? Est-ce que...

30 à 50 % des doctorants abandonnent leur projet de thèse. 12 à 24 % souffrent de dépression contre 5 à 7 % de prévalence en population générale. Comment expliquer cet état de fait ? Est-ce que toutes les thèses se déroulent mal ? Que faire avant de prendre la décision de se lancer dans une telle aventure ?

 

Ce n'est pas un stéréotype : les doctorants, comme les internes en médecine, sont une population à risque concernant la dépression, l’anxiété et les idées suicidaires. Une récente revue de la littérature parue dans Scientific Report estime la prévalence de la dépression à 24 % et de l'anxiété à 17 %. Des chiffres hautement supérieurs à ce que l'on observe chez le commun des mortels. Néanmoins, cet état de fait ne veut pas dire que l'expérience que constitue le doctorat est affreuse. Parfois, elle peut être satisfaisante et épanouissante. Pourtant, même dans ces cas-là, des influences nocives persistent. Avant de se lancer, il faut donc se poser les bonnes questions et récolter les informations adéquates. Enfin, des efforts considérables doivent également être réalisés du côté des institutions et du ministère chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche (ESR).

Un environnement hostile

Dans la revue de la littérature susmentionnée, les variables qui corrèlent avec la dégradation de la santé mentale chez les doctorants sont nombreuses : problèmes avec le projet de thèse et/ou avec le superviseur, pression à la productivité, doute sur se...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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