Lisa Frankenstein : critique (re)venue d'entre les morts

Ecran Large - 28/04
Découvrez la critique du film Lisa Frankenstein de Zelda Williams -   Après deux courts-métrages et une poignée de clips musicaux, l'ancienne actrice Zelda Williams s'est finalement sentie fin prête à signer son tout premier long format. Fantasmée par la géniale,
 

"hell is a teenage girl"

"L'enfer est une adolescente". Ainsi s'ouvre, non pas Lisa Frankenstein, mais le Jennifer's Body de Karyn Kusama. Un constat sans équivoque, simultanément ode au tourbillon propre à la puberté, mais aussi, réponse au monstrueux féminin théorisé par Barbara Creed en 1993. Si le film de Williams ne prétend nullement plagier sa grande soeur spirituelle, il en porte fièrement l'ADN. Entre la patte très reconnaissable de Cody et les influences horrifiques de la réalisatrice, Lisa Frankenstein se conçoit comme le composite du Jour des morts, Carrie, Edward aux mains d’argent ou encore Beetlejuice. 

Autant de références qu'assume pleinement la cinéaste, dont elle a par ailleurs confié regretter les ambitions créatrices à Rolling Stone. Mais plus encore qu'un empiècement d'inspirations piochées dans la cinéphilie de ses têtes pensantes, ce premier film a principalement été conçu comme un retour de bâton résolument féministe au Créature de rêve de John Hughes (dont l'intrigue se résume peu ou prou à de...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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