Pluies torrentielles à Dubaï: non, l'ensemencement des nuages n'est pas responsable

Richard Washington - Slate FR - 26/04
Les inondations qui ont touché les pays du Golfe à la mi-avril revêtent davantage la marque du changement climatique que celle d'une modification volontaire de la météo.

Il y a quelques années, je me suis retrouvé à monter les marches étroites d'un avion Learjet sur la piste étouffante d'un aéroport désert, près de la frontière entre l'Afrique du Sud et le Mozambique. L'humidité était palpable et l'air épais.

Le radar météorologique indiquait un nuage d'orage qui se développait rapidement. Notre mission consistait à traverser la partie la plus active de l'orage, à la mesurer, à la traverser à nouveau tout en déversant un bac de glace sèche, puis à virer de bord et à la traverser une seconde fois pour une dernière mesure.

L'intérieur de l'avion ressemblait à un mixeur, tant les turbulences étaient fortes. Des milliers de mètres plus bas, un avion plus petit se faufilait dans les courants descendants de la tempête pour mesurer la quantité de pluie qui tombait. Ce n'est pas quelque chose que l'on fait tous les jours, mais les bosses gigantesques causées par la grêle sur les ailes du Learjet témoignaient de ses missions passées.

Hormis pour me remémorer le plaisir de voler au cœur d'un orage à bord d'un Learjet, je n'ai pas beaucoup repensé à ce projet. Jusqu'à ce que j'entende parler de l'orage exceptionnel qui s'est abattu le 16 avril 2024 sur les pays du Golfe et...
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