La conférence de presse tenue ce jeudi 25 avril 2024 par le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, a permis de lever les zones d’ombre qui entouraient le tir ayant blessé le chanteur Kendji Girac, le 22 avril au matin sur une aire des gens du voyage à Biscarrosse, dans les Landes.
Un tir volontaire pour « simuler un suicide ». Avec force détails, le procureur est revenu sur la chronologie et le déroulé des faits jusqu’à ce geste que Kendji Girac « assume et regrette profondément ».
Lundi 22 avril, le Samu reçoit un appel à 5 h 24. Quelques minutes plus tard, à 5 h 42, trois pompiers arrivent sur l’aire des gens du voyage et prennent en charge le blessé. « Le camp est en ébullition. Ils trouvent le blessé assis sur une chaise en caleçon. L’accueil, sans être hostile, est rugueux », raconte le procureur de la République. Les pompiers entendent sur place des versions différentes puis partent avec le blessé.
Les premiers gendarmes arrivent à 6 h 05. Mais ils sont à deux doigts de faire demi-tour. Le camp est alors plongé dans le noir. « Finalement, ils voient au bout du camp une vingtaine d’hommes qui les attendent. Cet accueil est en décalage avec celui fait aux pompiers. C’est une forme d’omerta », ajoute Olivier Janson.
Sur place, les enquêteurs entendent les mêmes mots : « Il ne s’est rien passé, nous n’avons rien à vous dire. » Une enquête est tout de même ouverte pour « tentative d’homicide volontaire » même si les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse : accident, tentative de suicide…
Kendji Girac, identifié grâce à la plaque d’immatriculation de sa voiture, souffre d’une plaie par arme à feu « au niveau du mamelon gauche et à l’arrière par le dos entre la neuvième et la dixième côte ». Selon les conclusions du médecin légiste, le tir a été porté à bout portant, avec un angle du haut vers le bas.
« Les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves », insiste le procureur de la République. La balle est en effet passée proximité du cœur et a perforé d’un poumon. La rate a été touchée ainsi que le diaphragme. Le procureur évoque, pour la balle un trajet « miraculeux » puisqu’elle n’a pas touché d’organe vital.
Vers 8 h 20, Kendji Girac raconte spontanément aux enquêteurs qu’il s’agit d’un acc...
[Courte citation de 8% de l'article original]