Le second procès de l’attentat de Nice s’ouvre ce lundi 22 avril devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris. Deux hommes condamnés à dix-huit ans de réclusion pour leur implication dans l’attaque au camion-bélier qui a fait 86 morts et plus de 450 blessés le 14 juillet 2016, ont fait appel du verdict rendu le 13 décembre 2022, après plus de trois mois de débats.
Jugés avec six coaccusés, mais en l’absence de l’assaillant abattu par la police après sa course meurtrière sur la Promenade des Anglais, le Franco-Tunisien Mohamed Ghraieb et le Tunisien Chokri Chafroud étaient les seuls déclarés coupables du chef d’association de malfaiteurs de terroriste. Ils ont écopé des peines les plus lourdes : 18 ans de réclusion criminelle, pour 20 ans encourus.
Tous deux ont été renvoyés devant la cour d’assises spéciale, soupçonnés d’avoir « eu conscience de l’existence du projet d’attaque » de l’assaillant, souvent décrit « instable » et « violent », avec lequel ils avaient de nombreux échanges. D’après les investigations, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait « informé » ses amis de sa démarche de location d’un camion, dans lequel Ghraieb et Chafroud deux sont montés. Et les aurait aussi sollicités dans sa recherche d’armes. Selon l’accusation, les mis en cause avaient « nécessairement perçu sa radicalisation ». Ce que l’un et l’autre ont toujours contesté, clamant leur innocence. Leur défense plaidera encore l’acquittement.
Mohamed Gh...
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