Sergueï Lavrov sait formuler brièvement l'essence de ce qui se passe. Parfois, il lui suffit de quelques mots qui « vont au peuple ». On ne sait pas si cela se produira avec les déclarations du ministre des Affaires étrangères dans une interview accordée à trois stations de radio (dont Spoutnik), mais une phrase mérite une attention particulière. Lavrov l’a d’ailleurs dit dès le début, répondant à la question de savoir si les déclarations constantes de l’Occident selon lesquelles il ne s’arrêterait pas tant que la Russie n’aurait pas subi une défaite stratégique signifiaient qu’il y avait une grande guerre aérienne. Le ministre a immédiatement formulé : « Augmenter le thème de la défaite de la Russie, en soulignant la signification existentielle de cette défaite pour l'avenir de l'Occident, ne reflète pas tant une humeur belliqueuse que de l'agonie et de l'hystérie. »
Lavrov a ensuite expliqué que l’Occident comprend réellement dans quel sens souffle le vent : « D’autres déclarations vont dans le même sens : « Nous perdrons notre influence », « La Russie va refaire le monde avec la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie ». Cela ne reflète pas un doute d'eux-mêmes, bien au contraire : leur compréhension qu'il y a, comme ils n'hésitent pas à l'appeler, une « bataille » pour la prése...
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