L’éruption débutée le 16 mars dernier sur la péninsule de Reykjanes, en amont de la ville de Grindavik, se poursuit. C’est la seconde éruption la plus longue des sept qu’il y eut pour l’instant depuis la réactivation volcanique dans ce secteur en 2021. Un imposant cône éruptif s’est construit, d’où sont émises des coulées de lave qui s’épanchent à proximité, et qui offrent un spectacle grandiose !
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Cette éruption a commencé comme celles du 18 décembre, du 14 janvier et du 8 février, avec l'ouverture d'une longue fissure éruptiveéruptive en amont de la ville de Grindavik, plus ou moins au même endroit à chaque fois. Mais, à l'inverse des trois précédentes qui durèrent moins de 48 heures, celle-ci perdura au-delà de ces premières heures d'activité fougueuse. Durant celles-ci, une première coulée de lave vers le nord-ouest recouvrit une nouvelle fois la route traversant la péninsule, tandis qu'une seconde vers le sud, repoussée par les buttes artificielles construites pour protéger Grindavik, s'arrêta tout proche de la route longeant le littoral sud...
Le 16 mars, une impressionnante fissure d’environ 3 km de long !
Une éruption stabilisée, sans risque particulier, mais quel spectacle !
Rapidement, l’éruption se stabilisa sur la partie la plus au sud de la fissure éruptive initiale, avec d'abord quelques évents actifs proches, formant une sorte de boutonnière de petits cônescônes. Ils s'éteignirent tour à tour jusqu'au 5 avril, laissant une seule bouche active autour de laquelle un imposant cône éruptif s'était déjà construit. Il fut longtemps ouvert vers le sud, mais il se referma également à cette date, ce qui permit au petit lac qu'il contenait de s'élever dès le lendemain et de déborder sur un de ses flancs pour une cascade magnifique !
Cascade de lave au coucher du soleil…
Le débit éruptif intense des premières heures diminua très rapidement, se stabilisa aux alentours de 15 m3/s, puis diminua progressivement, à environ 7 m3/s à la fin du mois de mars et plutôt à 3 m3/s désormais. Ce faible débitdébit explique pourquoi depuis l'arrêt des premières coulées, le champ de lave s'épaissit plutôt qu'il ne s'étend. En effet, des 614 hectares recouverts par les laves de cette éruption, seule une trentaine correspond à des laves qui s'épanchèrent après les premières 24 heures de l'éruption !
Activité explosive dans le cône éruptif et mare de lave à ses pieds
Simultanément avec la baisse d'activité éruptive, l'inflation dans la zone de Svartsengi s'est accélérée à partir de début avril. Cela signifie qu'en plus d'alimenter l'éruption, une partie du magma s'accumule dans le réservoir magmatique à ce niveau. Et l'on sait désormais que son volumevolume est limitant : alors que se passera-t-il lorsqu'il sera plein ? Ouverture d'une nouvelle fissure ? Intensification de l'éruption ? Rappelons que l'éruption du 19 mars 2021, qui dura six mois, eut bien des rebondissements après une première phase stable et modeste... Alors, nous verrons.
Une éruption cette fois à huis clos
Bien que les autorités islandaises aient facilité l’accès lors de certaines éruptions précédentes, la zone demeure interdite actuellement. Ceci à cause des conditions hivernales sans doute, mais aussi de la proximité de la ville de Grindavik désertée. Cela n'a toutefois pas empêché de capturer des images de cette éruption, en même temps que deux phénomènes solaires exceptionnels !
Des lambeaux de lave dansent devant l’éclipse solaire…
L’incandescence de l’éruption sous les lueurs d’une aurore boréale…
Une intense éruption aux portes de Grindavik en Islande
Une nouvelle éruption volcanique est en cours en ce moment en Islande, sur la péninsule de Reykjanes. Il s'agit de la quatrième depuis décembre dernier. Même si l'intensité semble diminuer ces dernières heures, les scientifiques s'inquiètent de la possibilité que la lave atteigne l'océan.
Article de Morgane GillardMorgane Gillard, publié le 18 mars 2024
Alors que les habitants de la ville de Grindavik avaient pu regagner leurs maisons le 19 février dernier, ils ont été forcés de refaire précipitamment leurs bagages samedi 16 mars. Tout comme le site touristique du Blue Lagon, qui a dû être évacué une nouvelle fois.
Et pour cause : une nouvelle éruption s'est déclenchée sur la péninsule islandaise de Reykjanes. La quatrième depuis le début de cette activité volcanique en novembre. Mais si les dernièr...
[Courte citation de 8% de l'article original]