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Quelle liberté pour les salariés payés au smic ? – par Monique Canto-Sperber
L'Opinion -
15/04
Le fait de rester au smic ou d’y retomber sans réelle perspective de progression conduit au découragement, à la baisse d’engagement dans le travail, voire à l’absentéisme, il témoigne aussi d’un défaut de qualifications, le tout entretenant un sentiment d’inutilité sociale qui peut nourrir le vote…
La crise des Gilets jaunes à l’automne 2018 a jeté une lumière crue sur la vie des travailleurs pauvres. Employés très majoritairement dans le secteur privé, industrie ou services, ils exprimèrent un sentiment de déclassement où se mêlaient la conviction d’être accablés de taxes et règlements inadaptés, l’insatisfaction devant la dégradation des services publics et l’abandon de tout espoir de mobilité sociale pour leurs enfants. Ce vécu d’impuissance sociale, d’incapacité d’améliorer sa condition ou de profiter des opportunités que la société semble offrir à d’autres, marqua la fin du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Cinq après, les crises successives dues à la Covid, à l’augmentation du prix de l’énergie et à l’inflation n’ont fait aggraver la situation.
A lire aussi: Réduction des dépenses publiques : un défi aussi politique qu’économique – la chronique de Monique Canto-Sperber
Aujourd’hui, en France, plus de 17 % des salariés du secteur privé non agrico... [Courte citation de 8% de l'article original]
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