WASHINGTON, 12 avril (Reuters) - Un nombre sans précédent de responsables étrangers, notamment japonais, britanniques et italiens, se sont rendus à Washington au cours des derniers mois et ont appelé les républicains du Congrès à approuver davantage d'aide militaire à l'Ukraine.
Mais ces législateurs pourraient écouter une voix complètement différente : celle de l’ancien président et actuel candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump.
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a profité d'un discours prononcé jeudi lors d'une réunion conjointe du Congrès pour exhorter les législateurs à surmonter les "doutes" quant au rôle du pays sur la scène mondiale, avertissant que les espoirs de l'Ukraine "s'effondreraient" sans le soutien des États-Unis.
Il s'est exprimé sur l'estrade de la Chambre des représentants avec le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, un proche allié de Trump qui a refusé pendant des mois de permettre un vote de la Chambre sur une législation déjà adoptée par le Sénat dirigé par les démocrates et prévoyant une aide de 60 milliards de dollars à l'Ukraine.
Johnson doit rencontrer Trump en Floride vendredi, alimentant les spéculations quant à savoir s'il autorisera un vote sur la demande de dépenses de sécurité nationale de Biden dès la semaine prochaine.
Trump, qui a fréquemment complimenté le président russe Vladimir Poutine, a critiqué le soutien de Washington à l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie et a déclaré qu'il pourrait mettre fin au conflit dans les 24 heures s'il était élu, bien qu'il ait fourni peu de détails.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a exhorté jeudi les alliés de son pays à tenir leurs promesses d'aide militaire, notamment sous la forme de systèmes de défense aérienne dont la Russie a désespérément besoin, alors que la Russie intensifie ses frappes aériennes.
Moscou a récemment renouvelé sa campagne visant à cibler les infrastructures énergétiques ukrainiennes, désormais paralysées, mais comme Kiev manque de munitions fournies par l'Occident, notamment de défense aérienne, elle a de plus en plus de mal à repousser les attaques.
La réunion de vendredi pourrait permettre à Johnson de faire valoir à Trump qu'il serait mieux avec un...
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