Togo : « Le passage à un régime parlementaire ne changera rien à la situation du pays »

LePoint - 11/04
INTERVIEW. Alors que l’opposition et la société civile sont vent debout contre la réforme constitutionnelle en cours, le pouvoir veut convaincre les Togolais. L’analyse de l’historien Michel Adovi Goeh-Akue.

Le Togo est secoué depuis plusieurs semaines par une crise politique à la suite de l'adoption d'une nouvelle Constitution conduisant de facto à un changement de régime. Face à cette crise, les autorités ont dû reporter les élections législatives et régionales initialement prévues du 20 au 29 avril prochain, en vue d'entamer des consultations nationales. Un bras de fer est engagé entre les autorités et l'opposition dite radicale soutenue par la société civile, qui envisagent d'organiser des manifestations les 12 et 13 mars prochains pour réclamer l'arrêt du processus de changement de Constitution. Michel Adovi Goeh-Akue, historien et auteur de plusieurs ouvrages, décrypte pour Le Point Afrique les enjeux des prochaines joutes électorales auxquelles participera cette fois-ci l'opposition, qui avait boycotté les dernières élections législatives de 2018.

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Le Point Afrique :Pourquoi les élections législatives à venir s'annoncent-elles comme cruciales dans la vie politique du Togo ?

Michel Adovi Goeh-Akue : Je ne pense pas que ces élections législatives soient si cruciales. En effet, depuis 50, voire 60 ans, la même majorité domine au Togo....
[Courte citation de 8% de l'article original]

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