Le 31 mars, j'ai eu 60 ans. Je ne dis pas qu'ils m'ont pris au dépourvu, non, mais c'est vrai que les vues, depuis ce bord, sont un peu impressionnantes. Dieu merci, il faudra attendre cinq ans, en 2029, pour que ce corps montagnard et l'esprit qui l'accompagne dans son voyage à travers la vie entrent officiellement dans la catégorie administrative des personnes âgées. Ces cinq premières années qui m'attendent dans la soixantaine seront donc l'équivalent de la période de décompression que doit passer un plongeur avant d'atteindre la surface (dans ce cas la surface s'appelle vieillesse, et avec grand honneur). Je vais vous dire ce que ça fait.
Pour l'instant, il est temps de dire au revoir aux années 50, cette décennie - ceux d'entre vous qui la regardent maintenant depuis le seuil le verront, Nieves Álvarez inclus - qui était vraiment marrante. En fait, on passe de choc en choc, comme chez les Maures et Chrétiens de Santa Pola, et éteindre les incendies ici et là devient presque son pain quotidien. Vous pensiez que cinquante serait une petite promenade en bateau à travers le Retiro et vous obtenez la tarentule du parc d'attractions, spécialement pour votre cortisol.
D’emblée, c’est clair, car de nombreuses ...
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