«Spencer» joue avec les codes de l'horreur pour raconter l'enfer de Diana

Anaïs Bordages - Slate FR - 09/09
À la fois biopic, conte de fées tordu et thriller psychologique, le film de Pablo Larrain nous plonge dans trois jours cauchemardesques de la vie de la princesse de Galles.

«Faites le moins de bruit possible. Ils peuvent vous entendre.» Ceci n'est pas l'accroche d'un film d'horreur, mais le texte affiché au-dessus des fourneaux dans la cuisine de Sandringham House, la maison de vacances de la famille royale britannique.

C'est sur cette cuisine vide que s'ouvre Spencer. Le dernier biopic en date du réalisateur Pablo Larrain, présenté en avant-première à la Mostra de Venise, revisite une période très courte dans la vie de la princesse Diana –comme l'avait fait Jackie, sorti en 2017, qui imaginait la vie de Jackie Kennedy juste après l'assassinat de son mari. L'action de Spencer, elle, se déroule sur trois jours pendant les fêtes de Noël 1991, la période qui correspond à l'implosion du mariage entre Diana et le prince Charles.

On découvre l'héroïne (incarnée par Kristen Stewart) dans la campagne anglaise, perdue au volant de sa voiture, et déjà secouée à l'idée de devoir s'enfermer avec sa belle-f...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...