Extrêmement actifs sur les réseaux sociaux, infiltrés sur des groupes de militants antivax, ils partagent sur les réseaux sociaux leurs trouvailles les plus WTF possibles pour tourner en ridicule leurs ennemis. Ces personnes défendent avec une certaine ferveur la vaccination et comptent coûte que coûte, quitte à en perdre le sommeil, sur le fait de convaincre les vaccino-hésitants à coups d'informations, de démystifications et de confrontations. Vous les avez sans doute déjà croisés si vous passez du temps sur Facebook ou sur Twitter. Parfois de manière individuelle, parfois au sein de collectifs.
Ils font partie de la société civile, ne sont ni journalistes, ni médiateurs scientifiques et ils consacrent une bonne part de leur temps libre à essayer, sur le mode du bénévolat, de remettre les brebis égarées dans le droit chemin et de mettre de côté les plus galeuses. Si leur cause –promouvoir la vaccination et informer– est éminemment importante, leurs méthodes ont de quoi être remises en question. La dérision, la moquerie voire l'insulte sont-elles efficaces pour convaincre le groupe hétérogène des personnes à ce jour non vaccinées? Faut-il vraiment «debunker» (que l'on peut traduire par «démystifier») toutes les thèses antivax, même les plus absurdes?
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Trois experts tentent de répondre à cette question: François Alla, professeur de santé publique à l'université de Bordeaux, directeur-adjoint de l'Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement (ISPED) et praticien hospitalier, chef du service de soutien méthodologique et d'innovation en préve...
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