Fausse couche : 4 femmes brisent le silence

Anne-Florence Salvetti-Lionne - Medisite - 09/04
Un grand silence règne encore au sujet des fausses couches. On les minimise, les banalise, que ce soit du côté des proches ou des soignants....
Sommaire
  • 1 - Oser parler de sa fausse couche
  • 2 - Un environnement médical pas toujours bienveillant
  • 3 - Plusieurs enfants… et une fausse couche
  • 4 - Les conseils d’une psychologue

La perte d’un enfant à naître, d’un espoir, d’un avenir, peut marquer à vie, quel que soit le stade de la grossesse. Quatre femmes ont accepté de revenir sur cette expérience douloureuse, pour briser le tabou qui existe autour des arrêts naturels de grossesse, plus communément appelés fausses couches.

A lire aussi :

Deuil périnatal : comment le surmonter et gérer le post-partum ?

Oser parler de sa fausse couche

En abordant ce sujet avec leurs proches, nombre de femmes se rendent compte avec surprise qu’elles ne sont pas seules dans cette situation.

Une situation fréquente

En se confiant à son entourage à propos de sa fausse couche, Hannah a été surprise. "Presque tout le monde m’a dit : j’en ai fait une. Ma sœur en a fait une, ma mère en a fait une… et je suis tombée des nues, car personne ne m’en avait parlé. J’avais eu l’impression que le ciel me tombait sur la tête, tant pour moi, il s’agissait de quelque chose d’inexistant."

En effet, selon la revue médicale The Lancet, les fausses-couches concernent 15 % des grossesses. "J'ai été assez impressionnée du nombre de femmes plus âgées qui me disaient ‘oui je sais ce que c'est’", explique Claire. "On devrait davantage en parler, savoir que ça existe, et davantage soutenir les...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...