Lors d'une de ces réunions du conseil d'administration de Prisa, alors que l'entreprise se trouvait déjà dans une situation désespérée, l'un de ses membres a prévenu qu'il devait prendre l'avion pour se rendre à Paris en raison d'un engagement inaliénable. Juan Luis Cebrián lui a dit de ne pas s'inquiéter. Il allait utiliser le jet privé loué par la société pour se rendre à Londres et pourrait dévier de son itinéraire pour le déposer dans la capitale française. Comme si quelqu'un disait à un ami de monter dans le taxi pour le ramener à la maison après le dîner.
Au conseil d'administration se trouvaient les représentants de plusieurs des banques les plus importantes du pays, converties en actionnaires en raison du fait inconfortable que Prisa n'ait pas été en mesure de restituer les prêts garantis par les actions de l'entreprise. Ils ne pouvaient pas croire ce qu'ils entendaient. Une entreprise pratiquement en ruine s'est permis le luxe de payer des vols en avion privé à son président, qui était justement le principal responsable de la ruine. Peu importe à quel point les directeurs de banque pensent qu’ils sont, le capitalisme leur réserve parfois ce genre de surprises. Les règles du pouvoir ne sont pas si drôles lorsqu’elles mettent en danger vos résultats.
Juan Luis Cebrián a été démis cette semaine de son poste de président d'honneur d'El País pour avoir signé comme collaborateur du média conservateur El Objectif, en violant les règles du contrat qu'il avait signé lors de son exclusion de la présidence du groupe et qui exigeait "un mandat exclusif". relat...
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