Les envoyés du président Nayib Bukele, qui se rendront à Washington la troisième semaine d'avril, tenteront, pour la énième fois, de faire aboutir les négociations que le Salvador entretient avec le Fonds monétaire international pour un crédit de 1,4 milliard de dollars que ce pays d'Amérique centrale besoins. Les négociations sont bloquées depuis près de deux ans en raison de la réticence de Bukele à revoir la loi qui a légalisé la circulation du Bitcoin en 2021.
Le FMI l’a dit très clairement au gouvernement de Bukele : sans aborder la question du Bitcoin et sans apporter au moins quelques réformes à la loi salvadorienne sur les cryptomonnaies, les négociations se poursuivront dans une impasse.
L'avertissement le plus récent est venu jeudi dernier de Julie Kozack, directrice de la communication du Fonds, qui, en faisant référence aux négociations avec le Salvador, a confirmé que celles-ci se poursuivaient, mais a réitéré que la question des « risques » associés « au Bitcoin est un élément clé dans nos discussions avec les autorités salvadoriennes.
Déjà en janvier 2022, après avoir conclu l'examen des conditions du pays, le conseil d'administration du FMI avait conclu que « l'adoption d'une crypto-monnaie comme monnaie légale… comporte des risques importants pour l'intégrité financière et du marché, pour la stabilité financière et la protection des consommateurs ».
Les administrateurs du Fonds sont allés plus loin et ont écrit, dans ce rapport de 2022, qu'ils ont appelé les autorités salvadoriennes à réduire la portée de la loi Bitcoin, approuvée en septembre 2021 au Congrès contrôlé par Bukele. "Certains administrateurs ont également exprimé leur inquiétude quant aux risques associés au lancement d'obligations adossées au Bitcoin", ont-ils noté.
Bukele, en effet, a tenté de vendre l'idée des obligations Bitcoin, que la propagande officielle appelait Volcano Bonds, aux investisseurs européens pour obtenir de nouveaux fonds et alléger les contraintes financières de son gouvernement, mais l'idée a échoué en raison de l'indifférence ou du refus de les inv...
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