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Le peuple fait sa loi, Robert Cliche l’écoute
Jonathan Livernois - Le Devoir -
06/04
L’historiographie de Madeleine Ferron et de Robert Cliche fonde un plaidoyer pour une véritable souveraineté populaire.
Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.
En mai 1977, le congrès du Barreau du Québec a un je-ne-sais-quoi de pétillant. Le thème de la rencontre qui a lieu dans la Vieille Capitale donne le ton : « L’avocat : témoin ou agent de changement ? »
Le ronron de la profession n’est plus possible : les avocats doivent se positionner par rapport à la question nationale (le Parti québécois a été élu six mois plus tôt), par rapport à la réforme de l’assurance automobile (le principe du no fault les privera de plusieurs poursuites lucratives), par rapport à leur perte d’influence manifeste dans la société civile et surtout par rapport au mécontentement de la population.
De nombreux conférenciers se relayent au Château Frontenac, parmi lesquels on trouve quelques juges, dont Robert Cliche. Ce dernier vient de présider la très médiatique Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction.
Ce qu’il a à dire aux avocats n’est guère réjouissant : « Les avocats, il faut bien le dire, vous avez perdu toute forme de crédib... [Courte citation de 8% de l'article original]
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