Soudan, Tchad, Mali et maintenant Guinée: pourquoi les coups d’État se suivent en Afrique

Kamal Louadj. Sputnik France - Sputnik - 07/09
Dans un entretien à Sputnik, Alseny Thiam, expert guinéen et chercheur associé à l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE), analyse le contexte politique...

Dimanche 5 septembre, le Président de la Guinée-Conakry Alpha Condé est victime d’un coup d’État mené par le Groupement des forces spéciales (GFS), dirigé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ancien légionnaire de l’armée française, qui a pour mission officielle la lutte antiterroriste. Originaire de la région de Kankan, dans le nord-est du pays, le lieutenant-colonel Doumbouya est Malinké, une ethnie présente en Afrique de l’Ouest principalement en Guinée, au Mali, au Sénégal, en Gambie, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

Lors d’une allocution télévisée, le haut gradé a annoncé l’arrestation du chef de l’État, la dissolution des institutions et la suspension de la Constitution. Il a également fait part de la fermeture des frontières, la création d’un Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) et la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Ce coup de force a été condamné par la communauté internationale, dont la France, les États-Unis, la Russie, la Chine, la Turquie, l’Onu, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui ont appelé à la libération du Président Condé.

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