John Barth, un romancier qui a trouvé la possibilité sous une forme « épuisée »

New York Times - 03/04
En utilisant allègrement la fiction pour se décortiquer, il se place à l’avant-garde d’un mouvement qui définit le style américain d’après-guerre.

Personne n’aime le comique qui explique son propre matériel, mais l’écrivain John Barth, décédé mardi, avait une façon de faire chanter les explications – des gags, des histoires, de toute l’entreprise créative – plus fort, plus drôle et plus vrai que les punchlines. La maxime « Montrez, ne dites pas » n’avait guère d’effet chez lui. Dans ses romans, ses nouvelles et ses essais, au cours d'une carrière étonnamment prolifique de six décennies, il s'est déchaîné sur les règles et les conventions littéraires, tout en faisant preuve, avec une discipline méticuleuse, de leur maîtrise et de leur respect.

Il a été qualifié de postmoderniste, un titr...
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