Vladimir Poutine approche des limites électorales. En revendiquant dimanche un record écrasant de 88,48 % des voix pour un taux de participation de 77,44 %, Poutine s'est lancé dans la stratosphère des résultats des élections post-soviétiques.
C’est un axiome mathématique pour tout président à vie : le soutien ne devrait jamais diminuer, mais seulement augmenter ; le taux de participation ne devrait jamais baisser, mais seulement augmenter. Et alors que le règne d’un seul homme de Poutine s’étend sur plus d’un quart de siècle, les responsables russes gardent un visage impassible même s’ils publient des chiffres astronomiques qui feraient rougir de nombreux autocrates convaincus.
Le président russe est désormais inscrit au firmament aux côtés des défunts autocrates Heydar Aliyev d’Azerbaïdjan et Islam Karimov d’Ouzbékistan, dont les régimes de culte de la personnalité ont été soutenus par des glissements électoraux soigneusement contrôlés dans les années 80 et 90 jusqu’à leur mort.
Mais Poutine peut encore aller plus loin, en orbite complète avec des hommes comme Noursoultan Nazarbaïev du Kazak...
[Courte citation de 8% de l'article original]