Une nouvelle éruption volcanique est en cours en ce moment en Islande, sur la péninsule de Reykjanes. Il s’agit de la quatrième depuis décembre dernier. Même si l’intensité semble diminuer ces dernières heures, les scientifiques s’inquiètent de la possibilité que la lave atteigne l’océan.

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    Alors que les habitants de la ville de Grindavik avaient pu regagner leurs maisons le 19 février dernier, ils ont été forcés de refaire précipitamment leurs bagages samedi 16 mars. Tout comme le site touristique du Blue Lagon, qui a dû être évacué une nouvelle fois.

    Et pour cause : une nouvelle éruption s'est déclenchée sur la péninsule islandaise de Reykjanes. La quatrième depuis le début de cette activité volcanique en novembre. Mais si les dernières éruptions avaient été anticipées quelques jours voire quelques heures à l'avance, laissant le temps aux autorités de mettre en sécurité la population, les choses se sont précipitées cette fois-ci.

    Une alerte émise seulement 40 minutes avant le début de l’éruption

    Si le site du Icelandic Met Office indiquait dès vendredi 15 mars la forte probabilité d'une prochaine éruption, l'alerte n'a pu être émise que le samedi 16 au soir, à peine 40 minutes avant que les premières fontaines de lave ne jaillissent d’une longue fissure, de près de trois kilomètres de long, au même endroit que l'éruption datant du 8 février (voir les précédents articles ci-dessous).

    La phase pré-éruptiveéruptive, et ses signaux typiquement associés, a donc été extrêmement courte. Une situation qui avait été anticipée par les scientifiques. L'injection récurrente de magma dans des fissures déjà ouvertes facilite en effet sa remontée vers la surface, qui se fait alors de manière rapide et avec une sismicité plus faible.

    Une coulée de lave qui pourrait atteindre la mer si l’éruption se poursuit

    La lave a commencé à s’écouler à une vitesse d'un kilomètre par heure en direction de la ville de Grindavik et a donc rapidement atteint les barrières de protection mises en place lors des dernières éruptions. D'après le site islandais, qui informe régulièrement sur l'évolution de la situation, il s'agirait de l'éruption la plus importante depuis le début de la crise volcanique.

    Dimanche 17 mars, les observateurs faisaient état d'une diminution de l'intensité éruptive, ainsi qu'un ralentissement des coulées de lave. La route d'accès à Grindavik a toutefois à nouveau été coupée, la coulée longeant le murmur de protection situé au nord de la ville pour s'écouler vers l'ouest. Une seconde coulée continue cependant d'inquiéter les scientifiques. Celle-ci se dirige en effet vers le sud-est et s'approche de la route côtière principale. Quelque 350 mètres plus loin se trouve le rivage, où la lave pourrait entrer dans l'océan. Un scénario qui inquiète, car l'interaction de la lave et de l'eau pourrait entraîner un certain nombre de réactions, notamment la formation d'un nuage de gazgaz composé de chlorure d'hydrogènechlorure d'hydrogène (HCl), un acideacide particulièrement dangereux.

    Avec la diminution de l'intensité de l'éruption ces dernières heures, ce scénario n'est pas le plus probable mais reste à considérer sérieusement.

    Des images à couper le souffle de la nouvelle éruption en Islande !

    Article de Ludovic LeducLudovic Leduc, publié le 9 février 2024

    La coulée de lave principale de l'éruption qui a débuté ce matin en Islande a coupé une route importante, ainsi qu'une conduite qui alimente de nombreux islandais en eau chaude. Les conséquences de cette éruption sont donc déjà importantes, mais heureusement, la centrale géothermique et le Blue Lagoon attenant sont protégés par des murs de protection qui ont été édifiés il y a quelques semaines.

    Cinq heures. C'est le temps qu'il fallut à cette coulée pour parcourir les deux kilomètres jusqu’à la route qui traverse la péninsule de Reykajnes du sud au nord, entre Grindavik et le secteur de Reykjavik. Bien alimenté, le flux recouvrit rapidement l'asphalte, précisément à l'embranchementembranchement de cette route avec celle menant au Blue Lagoon, le célèbre bain chaud à l'airair libre aux eaux laiteuses qui a été évacué ce matin. Deux heures plus tard, cette même coulée a atteint une conduite d'eau ...
    [Courte citation de 8% de l'article original]