La Chambre des métiers vient de fêter son centenaire. Le directeur général, Tom Wirion, retrace l’histoire de cette institution qui se prépare désormais à la transition énergétique. Il s’agira d’un nouveau virage majeur et prometteur.
Depuis sa création, la Chambre des métiers a contribué à structurer le secteur de l’artisanat pour lui permettre de se développer», peut-on lire sur le site internet consacrée aux 100 ans de la chambre professionnelle qui regroupe, aujourd’hui, quelque 8 500 entreprises et plus de 102 500 salariés, actifs dans l’alimentation, la mode, la santé, l’hygiène, la mécanique, la construction, l’équipement technique, la communication, le multimédia ou encore l’art.
Tom Wirion, le directeur général, revient sur l’évolution historique de la Chambre tout en dressant les perspectives d’un secteur face à un avenir prometteur.
Quel a été le contexte sociétal, en 1924, dans lequel la Chambre des artisans, devenue la Chambre des métiers, a vu le jour ?
Tom Wirion : La Chambre des artisans, tout comme les autres chambres professionnelles, a été créée à une époque où beaucoup de choses allaient mal, que ce soit au niveau de la société ou de la politique. La création de notre Chambre n’est pas allée de soi. Ce furent des fédérations déjà existantes qui ont poussé pour se réunir sous un même toit. L’objectif était d’obtenir plus de poids politique et, ainsi, de pouvoir mieux porter nos revendications et avoir un plus grand impact. Les initiateurs ont finalement obtenu gain de cause, avec le vote de loi portant création de notre propre chambre professionnelle.
Ce premier jalon posé, à quoi a ressemblé l’évolution de la Chambre représentant les intérêts de l’artisanat et des artisans ?
Il est in...
[Courte citation de 8% de l'article original]