Revue Mona du Manoir par Armistead Maupin – contes du pays

Michael Donkor - TheGuardian - 13/03
Ce rappel ludique d'une série très appréciée se déplace de San Francisco vers un grand domaine anglais

Il y a dix ans, Armistead Maupin déclarait hardiment que c’était fini. Les Jours d'Anna Madrigal, le neuvième de son illustre cycle de romans queer Contes de la ville, était, affirmait-il, la dernière sortie des habitants du 28 Barbary Lane. Mais depuis la publication du premier des Contes en 1978, l’attrait de la « famille logique » s’est révélé irrésistible. Maupin revient avec un dixième opus. À quel point ce rappel inattendu est-il mélodieux ?

Cette itération des Contes se déroule au début des années 1990 et est dirigée par la fille d'Anna Madrigal, Mona Roughton (anciennement Mona Ramsey). Elle a hérité d'Easley House dans les Cotswolds – basée sur la véritable Stanway House dans le Gloucestershire – après la mort de son mari gay, Lord Teddy Roughton. Dominatrice Mona est un riff sur la figure excentrique du seigneur du manoir : une diva fumeuse d'herbe et aux cheveux de feu qui, de son propre aveu, « a tendance à apporter un canon à eau lors d'une fusillade ». Alors que Mona et sa mère partagent la même gentillesse, la même maîtrise de soi et la même générosité d'esprit, Mona est une incar...
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