L’âge de Gabriel Attal, 34 ans, a fait l’objet de commentaires lors de sa nomination à la tête du gouvernement : le plus jeune Premier ministre qu’ait connu la France. Il est à la tête d’un gouvernement où certains de ses collègues ont plus de vingt-cinq ans de plus que lui, comme Nicole Belloubet, 68 ans, à l’Éducation nationale, ou Éric Dupond-Moretti, 62 ans, à la Justice. Une situation que connaissent aussi de plus en plus souvent les salariés en entreprise ou dans les administrations.
Respect, autorité, culture musicale, légitimité, blagues sur l’écart d’âge… Des hommes et des femmes racontent comment ils vivent cette situation dans leur travail. Qu’ils soient le jeune chef de salariés qui ont la cinquantaine, ou qu’ils aient pour supérieur hiérarchique quelqu’un qui a trente ans de moins qu’eux. Leurs prénoms ont été changés.
Guillaume, 33 ans aujourd’hui, a créé une start-up à l’issue de ses études scientifiques, dans la foulée de travaux d’abord imaginés quand il était étudiant. « J’étais le porteur du projet. Je voulais trouver des gens capables de bosser avec moi, peu importe leur âge. Et je me suis finalement associé à des personnes qui avaient vingt ans de plus que moi. » Notamment un directeur technique et un directeur financier.
Ces dernières années, Guillaume a donc étroitement travaillé avec deux hommes de plus de 50 ans. Il voulait aussi, pour les autres salari...
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