BERLIN — L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie il y a deux ans a été un énorme choc pour les Européens. Habitués aux trente années de paix de l’après-guerre froide, ils avaient imaginé que la sécurité européenne serait construite aux côtés d’une Russie plus démocratique, et non reconstruite contre une machine de guerre impériale révisionniste.
Il n’y a pas eu de choc plus grave qu’en Finlande, avec sa longue frontière et ses tensions hi...
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