Les sociopathes sont des croque-mitaines des temps modernes, et le mot « sociopathe » est utilisé avec désinvolture pour décrire les pires et les plus amoraux d’entre nous. Mais ce ne sont pas des croque-mitaines ; ce sont de vraies personnes et, selon Patric Gagné, largement incomprises. Gagné a écrit « Sociopath », ses mémoires à paraître, pour tenter de corriger certains de ces malentendus et de fournir une image plus complète de la sociopathie, qui est maintenant plus fréquemment appelée trouble de la personnalité antisociale. Enfant, Gagné s'est retrouvée contrainte à des accès de violence pour tenter de compenser l'apathie émotionnelle qui était son défaut. En vieillissant, ces comportements compulsifs se sont transformés en comportements criminels comme l'intrusion et le vol. Finalement, elle a découvert qu’il existait un nom – ce mot redouté – qui pouvait être utilisé pour décrire et expliquer ses expériences d’impitoyabilité, de criminalité et de manque d’empathie. Le désir de déstigmatiser son expérience et aussi d’aider ceux qui pourraient la partager (Gagne a déjà travaillé comme thérapeute auprès de personnes atteintes de ce trouble et a également écrit sur la sociopathie) a mis Gagné sur le chemin qui l’a mené au « sociopathe ». «Je n'essaie pas de dire: 'Parfois, nous faisons de mauvaises choses, mais nous sommes vraiment gentils à l'intérieur'», explique Gagné, 48 ans. «Je dis qu'il y a plus dans ce type de personnalité.»
À quoi ressemble cette redirection en pratique ? De temps en temps, j'aurai envie de faire quelque chose de destructeur simplement parce que je le peux, et ma redirection est : Voulez-vous ce comportement destructeur ? Ou voulez-vous continuer à entretenir cette vie que vous avez, qui exige que vous ne fassiez pas ces choses ? Je dois avoir cette conversation avec moi-même.
Quelle est votre impulsion sociopathique récente ? C’est un exemple très vaniteux. Quand je vais à l’épicerie et que je rentre à la maison, si quelque chose que j’ai acheté a mal tourné, je ferai une note mentale : je le volerai la prochaine fois.
Vous écrivez sur votre difficulté à comprendre les émotions des autres, votre sentiment d’apathie et votre manque d’empathie. Mais vous écrivez aussi sur l’expérience de l’amour. Pourquoi êtes-vous naturellement capable de ressentir de l’amour mais pas, disons, de l’empathie ? La façon dont...
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