Il y a des films qui font mal non pas tant à cause de ce qu'ils sont, dans lesquels en principe il n'y a rien de nocif, mais à cause de ce qu'ils auraient pu être et, finalement, n'ont pas voulu ou pu être. L'Astronaute, de Johan Renck et présenté hors compétition à la Berlinale, peut désormais être considéré comme l'exemple phare. Il n'y a définitivement rien de mauvais dans ce film. Et pourtant, tout le bien qui manque pèse bien plus lourd. L'histoire est basée sur le roman unique et surprenant (et drôle dans la meilleure tradition tchèque) de Jaroslav Kalfar « L'astronaute bohème » (Tusquets). On y raconte à la première personne l'histoire du premier cosmonaute tchèque, qui est aussi l'histoire d'un fils condamné à racheter les péchés politiques de son père, qui est aussi une réflexion sur le pardon, la pauvreté, le temps, la solitude, la...
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