Ils le « savaient capables de projeter un acte violent ». Au procès des attentats de Carcassonne et Trèbes, le parquet antiterroriste (Pnat) a requis ce mardi 20 février des peines de 11 et 10 ans de réclusion contre la copine radicalisée et le meilleur ami du djihadiste Radouane Lakdim, qui a tué quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, le 23 mars 2018, avant d’être abattu par le GIGN.
Le ministère public a demandé la condamnation de ces deux accusés, Marine P. et Samir Manaa, pour association de malfaiteurs terroriste (AMT) . Estimant que même s’ils ne connaissaient pas avec certitude le projet mortifère du délinquant radicalisé de 25 ans, ils « avaient conscience de son adhésion » aux thèses du groupe État islamique, « dont il ne se cachait pas ».
Tous deux savaient ses « velléités » de passage à l’acte, selon l’accusation. Ils l’ont aidé : lui en « choisissant de l’accompagner acheter le poignard » utilisé durant l’attaque ; elle, qui « préparait un départ en Syrie », en « favorisant par des manœuvres de dissimulation (son silence sur les armes, la confection d’explosifs…) la réalisation de son passage à l’acte ».
Contre trois autres proches du terroriste jugés pour le même chef d’accusation, les représentantes du Pnat ne retiennent pas la qualification terroriste, estimant que « l’AMT n’est pas une infraction fourre-tout ». Elles demandent à la cour d’entrer en voie de condamnation pour « provocation directe à un acte de terrorisme » s’agissant d’un internaute, déjà condamné, qui a soutenu les projets d’attentats. Requérant à son encontre 6 ans de prison, dont 4 avec un sursis probatoire avec plusieurs obligations (soins, travail, etc.).
Elles ...
[Courte citation de 8% de l'article original]