Nelken (Œillets) de Pina Bausch s'ouvre sur une image à couper le souffle, alors que des danseurs en tenue de soirée pataugent dans un champ de 8 000 œillets roses, grands et ravissants. Ils sont assis sur des chaises et profitent de la beauté. À la fin, les fleurs artificielles sont piétinées et en lambeaux, mais les danseurs se rassemblent, les bras courbés au-dessus de la tête dans une attitude ballet, image d'ordre au milieu du chaos qu'ils ont semé.
Entre les deux, en un peu moins de deux heures, Bausch évoque des scènes qui dansent sur une corde raide entre l'innocence et la...
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