Bien publier est la meilleure vengeance

Isle McElroy - The Atlantic - 16/02
Vient d’abord la rupture, puis vient le « poste de prospérité ».

Si le poste prospère a une sainte patronne, c'est bien Nicole Kidman. Plus précisément, Kidman, le jour où elle a finalisé son divorce avec Tom Cruise, lorsqu'elle a été photographiée par des paparazzi quittant le bureau de son avocat avec les bras merveilleusement étendus, la bouche un grand bâillement whitmanien. Elle est indéniablement libre. L’image est depuis devenue un mème et une source d’inspiration pour les personnes qui quittent une relation. Si vous surprenez un ami en train de publier cette photo, supposez qu’il est récemment célibataire.

Ce que j’appelle des « publications prospères » sont les choses que les gens partagent sur les réseaux sociaux à la suite d’une rupture pour signaler qu’ils ont évolué et qu’ils prospèrent. (Je suis moi-même un adepte de l'essor - j'ai déjà transformé mon roman en photoshop dans le mème de Kidman quelques heures après avoir été largué.) Il s'agit d'une manifestation moderne d'une impulsion de longue date. « Bien vivre est la meilleure des vengeances », écrivait le poète du XVIIe siècle George Herbert. Mais, à l’ère des médias sociaux, bien vivre semble ne pas suffire ; une revanche encore meilleure consiste à faire connaître à quel point nous vivons bien. Cette publicité peut prendre la forme de photos pièges à soif, de mises à jou...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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