Le dernier roman d’Helen Oyeyemi est une histoire sur des histoires ; un conte qui défait et expose les fils qui relient les contes ensemble. L’action se déroule à Prague, avec la ville qui sert de toile de fond, de chiffre et même parfois de narrateur ; les personnages principaux glissent, glissent et se transmuent, et les acteurs secondaires réapparaissent dans différents rôles et tenues, comme des acteurs dans un théâtre ambulant. Le temps dans cette ville se déforme et s'enroule à rebours, contribuant au sens du roman, et de Prague elle-même, comme un trajet en lacets : un « ascenseur paternoster non-stop » qui transporte ses passagers en rond plutôt que de les lancer le long de lignes droites. Les thèmes sont l’amour, l’histoire, l’identité et – plus fondamentalement – la subjectivité essentielle de l’acte de lire ; l’idée que lorsque nous ouvrons un livre, nous découvrirons chacun quelque chose de différent à l’intérieur. Ce qui,...
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