La coulée de lave principale de l’éruption qui a débuté ce matin en Islande a coupé une route importante, ainsi qu’une conduite qui alimente de nombreux islandais en eau chaude. Les conséquences de cette éruption sont donc déjà importantes, mais heureusement, la centrale géothermique et le Blue Lagoon attenant sont protégés par des murs de protection qui ont été édifiés il y a quelques semaines.
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[EN VIDÉO] Le volcan Fagradalsfjall est entré en éruption en Islande Le 3 août 2022, le Fagradalsfjall est entré en éruption en Islande à la suite...
Mise à jour le 8 février 2024, 17 h
Cinq heures. C'est le temps qu'il fallut à cette coulée pour parcourir les deux kilomètres jusqu’à la route qui traverse la péninsule de Reykajnes du sud au nord, entre Grindavik et le secteur de Reykjavik. Bien alimenté, le flux recouvrit rapidement l'asphalte, précisément à l'embranchementembranchement de cette route avec celle menant au Blue Lagoon, le célèbre bain chaud à l'airair libre aux eaux laiteuses qui a été évacué ce matin. Deux heures plus tard, cette même coulée a atteint une conduite d'eau chaude provenant de la centrale géothermique attenante au Blue Lagoon, une conduite qui alimente le nord de la péninsule de Reykjanes. La vitessevitesse approximative de la coulée est donc d'environ 500 mètres par heure, ce qui est conséquent.
La lave et la neige, quel spectacle !
Un drone filme la lave qui recouvre la route…
Autre vue de la coulée de lave passant sur la route.
Les pelleteuses continuent de travailler malgré le flot incandescent non loin !
Même si l'on s'attend plutôt à ce que l'éruption soit brève, comme celles de décembre et de janvier, pour l'instant, elle continue.
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Article initial ci-dessous publié le 8 février 2024 à midi :
Cette éruption est la sixième sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021, date de la réactivation volcanique de ce secteur après 800 ans de calme. Trois se sont produites sur le système de fracture de Fagradalsfjall, puis c'est le système à l'ouest qui s'est réactivé : celui de Svartsengi. Après une intense activité sismique à partir du 10 novembre 2023, une première éruption eut lieu le 18 décembre, suivie d'une seconde le 14 janvier et donc d'une troisième ce 8 février. Vingt-cinq et vingt-sept jours séparent ces éruptions respectivement, qui durèrent chacune environ 48 heures, et en plus de ces similitudes, les volumesvolumes émis des deux premières éruptions étaient comparables !
Revivez l'éruption de la montagne Pelée, racontée par le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff. © Futura
Les nombreux sismomètres et GPSGPS dans le secteur, sans oublier la surveillance satellitaire, ont permis d'identifier un réservoir magmatique au nord-ouest de la ville de Grindavik, vers 4-5 kilomètres de profondeur. Ce réservoir semble alimenté en continu par du magma, comme l'indique le lent gonflement du sol lors des périodes inter-éruptiveséruptives, mais sa capacité de stockage semble limitée. C'est ainsi que le 5 février dernier, les scientifiques estimaient le volume de magma dans ce réservoir à environ 9 millions de m3. Or, comme cela correspondait à l'estimation basse du volume émis lors de l'éruption de janvier, ces scientifiques estimaient qu'une éruption devenait très probable ! La carte de risques du secteur fut alors mise à jour, la zone de Sýlingarfell - Hagafell passant notamment au rouge, indiquant un danger élevé. C'est là où l'éruption a lieu, presque comme prévu !
Une éruption avec un risque assez modeste
Une intense activité sismique...
[Courte citation de 8% de l'article original]